PARCOURS


1) Démarche Artistique


En me promenant, je prends le pouls de la nature, je l'entends respirer. Le vent, la pluie, les odeurs stimulent mes sens. Je peins dans ma tête, je recueille des émotions que je laisse mûrir en moi avant de les exprimer.
Mon pari est que celui qui regarde la peinture partage mon émotion. Pour y parvenir, je m'implique toute entière dans la toile : j'y mets ma tête, mon cœur, mes tripes.
L'utilisation du couteau permet de me lâcher car la peinture au couteau est un acte d'une extrême violence. Il ne maquille pas la toile, il la macule, la griffe, la caresse. Le couteau vient s'immiscer dans la couleur pour que la surface devienne matière en jouant de la lumière. La dualité naît entre force et douceur.
Je souhaite que la peinture ouvre sur le rêve, sur un monde changeant au gré des humeurs, des jours, de l'heure. Pour cela je ne dis pas tout afin que l'imagination d'autrui soit sollicitée, que son regard soit actif devant ma peinture. J'ai envie que le spectateur, en conservant une part de création, laisse lui aussi voguer son imagination… que le tableau continue de vivre.

Mon envie d'ouverture a pris de plus en plus d'importance et m'a menée vers d'autres expériences.


2) L'Atelier BVC


En 1997, j'ai pu partager mon approche avec une centaine d'élèves pendant les trois années d'existence de l'Atelier BVC.

J'ai voulu que chacun expérimente le plaisir de " dire " à travers la peinture, la liberté de créer et la joie de " se trouver ". Je me suis remémoré les conseils de Rilke : " aller en soi-même écouter chaque impression, chaque germe de sentiment mûrir en soi, dans l'obscur, l'inconscient : ces régions fermées à l'entendement. ".
L'objectif de l'Atelier était d'apprendre à écouter son émotion, oser l'exprimer et s'en donner les moyens.
Pour faciliter ce cheminement au fond de soi, l'Atelier prenait appui sur la musique, la relaxation, l'examen d'œuvres d'art, l'observation de ce qui nous entoure.
Peu à peu les élèves ont, à l'exemple de Malraux, tenté à travers la peinture de " rendre apparente la réalité intérieure ".
Mon départ de Paris pour La Rochelle, m'a conduite à fermer l'Atelier.


3) Technique


J'ai eu l'occasion d'expliquer les grandes lignes de ma technique en participant à un livre publié par les Editions Fleurus "La Peinture au couteau" et lors d'un reportage d'Arts Actualités Magazine.


4) Chez Vous ?


Naturellement, l'envie m'est venue d'intensifier la connivence avec mes acheteurs. Pourquoi ne pas mettre le collectionneur au cœur de l'ouvrage ?
Sur place nous étudions et choisissons ensemble, l'emplacement du tableau, son format, sa palette, son thème.
Ainsi, je peints pour un lieu donné, pour une personnalité donnée. Le collectionneur est à l'origine du tableau autant que moi, mais je reste maître de l'œuvre.
Le résultat est un vrai partage.